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Guillaume Skeleti – Scratch

Guillaume Skeleti – Scratch

Guillaume Skeleti - Scratch

Peux-tu te présenter ?

Pour faire un court résumé, je faisais partie du groupe Mental Kombat (sous le blase Képher en fait)avec lequel j’ai sorti un album « L’arret Public »,j’ai participé à des  mixtapes(notamment dj Poska « What’s the Flavor »en 2000), j’ai poursuivi sur un featuring dans le dernier album d’Axiom notamment donc j’ai eu,on va dire une courte carrière rapologique et puis de fil en aiguille

L’écriture tout simplement en général à savoir l’écriture rap mais plus généralement l’écriture,

J’ai été naturellement à produire ce roman qui s’appelle « Scratch »aux éditions Sarbacane, dans la collection eXprim’ Noir….

 

Comment se sont faites la rencontre et la collaboration avec la collection eXprim Noir ?

Cela s’est fait le plus simplement du monde,je savais que ce type de bouquin ne correspondait pas à tous les types d’éditeur,je cherchais plus ou moins des éditeurs alternatifs prêts à recevoir ce type de projet dès que je suis rentré en contact avec Sarbacane ,ils ont toute de suite été intéressés par le projet et cela s’est fait vraiment très très vite,j’ai eu de la chance,dans la foulée ,j’ai eu le gars dans la journée,du lendemain il me rappeler moins d’un mois après on signait et c’était parti…sachant que le roman rentre dans leur ligne éditoriale dans la mesure ou c’est du roman urbain,contemporain,à forte saveur HipHop,il faut savoir que le bouquin est agrémenté d’une bande-son qui vient un peu nourrir l’univers du livre en général au même titre qu’il y a des bandes-son dans les films,moi je ne pouvais dissocier l’écriture et les scènes d’un univers musical qui m’est propre et dont le héros ou l’anti-héros s’imprègne,donc à savoir notamment le HipHop et la soul music,puisqu’il grandit dans l’univers de la soul par le biais de son père…..

 

Donc c’est une écriture assez saccadée, rythmée en fait….. ?

Oui, exactement on retrouve les dynamiques que l’on peut retrouver dans le HipHop, j’ai essayé d’éviter rentrer dans les codes de la littérature classique dite « chiante » pour certains et que je peux comprendre,l’idée était en fait de renouveler le genre,non pas du tout par rapport à mon roman mais par rapport à la collection qui, elle a cette prétention qui est la hauteur de cette prétention dans la mesure ou ils font confiance à des nouveaux auteurs qui présentent un nouveau style d’écriture,qui est vraiment plus proche de du lectorat qu’on vise entre guillemets dans la mesure ou cela s’adresse à une autre génération,c’est contemporain,moderne tout simplement…..

 

Combien de temps as-tu mis pour la réalisation de ce premier roman ?

En ce qui me concerne cela a était assez particulier,je peux carrément le timer précisément dans la mesure ou j’écrivais 5 jours par semaine,à raison de 1 heure et demi tous les midi ,tout simplement pendant ma pause boulot,j’avais toujours mon ordinateur portable avec  moi,donc pendant ma pause lorsque je me faisais chier,je sortais mon pc et je reprenais le roman…Je l’ai aussi écrit un peu sur le principe des séries télé dont je suis assez imprégné aussi  en terme d’univers en dehors l’univers cinématographique qui a fortement influencé le bouquin puisque mes références dans le domaine sont des gens comme Sergio Léone,Scorcese ,De Palma,Tarantino,Guy Richie avec Snatch notamment….voilà tous les jours j’écrivais ce que j’appelais un épisode comme si je rédigeais une série télé,et ça fait précisément 5 jours par semaine ,cela m’a pris un an pour la réalisation du roman.

 

Qu’est l’écriture te rapporte au quotidien ? Est-ce juste un mode d’expression ou cela va plus loin ?

C’est à la fois un mode d’expression mais ça l’est un peu moins dans le cadre d’une fiction romanesque que dans les lyrics ou j’avais tendance à parler comme beaucoup de mcs à la fois de mon quotidien mais du quotidien plus généralement en tant qu’observateur en fait, alors que là on est dans une vision un peu plus fantasmatique,c’est avec des personnages,on est dans la fiction,l’anti-héros reflète quelque part ma partie sombre,c’est une espèce de défouloir sans pour autant faire l’apologie du crime ou des choses comme ça,il faut savoir que le personnage est vraiment très sombre,certains l’ont assimilé à Scarface, mais ce n’est pas vraiment un personnage à la Scarface dans la mesure ou ce n’est pas quelqu’un qui vient d’en bas(comme le personnage de Scarface) au contraire c’est quelqu’un qui vient d’une famille plutôt aisée,un univers plutôt bourgeois qui à l’origine ,n’avait rien pour tomber dans le crime et la débauche,puis les rencontres de la vie,les embûches font qu’il va finir par tomber du coté sombre,du coté obscur de la force (rire..)…et puis de fil en aiguille,il va faire son parcours dans cet univers…

 

On est dans un personnage aussi dépourvu de sentiment dans la veine de Dexter (pour ceux qui connaissent) qui est un personnage assez sombre, sociopathe…c’est vraiment un croisement entre toutes ces influences et ce qui bouillonnait au fond de moi depuis toujours car j’ai toujours été fasciné par cet univers sans pour autant chercher à être dans la démarche de  ressembler à ces personnages là,j’ai toujours eu le recul nécessaire pour dire que ça reste du fantasme donc là ça était du fantasme complet,je me suis lâché….sachant que les particularités du roman,on voit que lorsque le personnage rencontre l’univers HipHop,cela vient amener une petite b.o.à « sa vie de dingue » comme il le dit et que chaque chapitre est ponctué d’un album clé d’une année clé qui constitue la chronologie du roman ….au fur et à mesure qu’il vieillit il y a de repères chronologiques et ces repères chronologiques sont les sorties de tel ou tel album,cela n’a pas toujours évident de faire des choix ,j’aurais pu en choisir plusieurs ,j’ai pris l’option d’en choisir un par année et ça constitué déjà un repère chronologique et puis le personnage baigne dans cet univers HipHop mais ce n’est pas non plus un B-boy,le mec c’est un peu « un mc sans baggy »comme dirait Kery James,c’est un peu ce délire-là,il vit le HipHop sans pour autant avoir besoin de fringuer HipHop, c’est un mode de vie,c’est ce qu’il a dans son casque ,dans sa chaîne hi fi,dans sa bagnole,c’est ce qu’il le rythme et l’influence dans les moments sombres il va écouter des morceaux plutôt sombres comme on le fait tous en vérité quand on a besoin de punch,on va écouter des titres plus boostés ou autres,sachant qu’il a construit toutes cette culture musicale à la base avec une influence soul,son père est un grand fan de soul ,il lui a fait découvrir le vinyle, l’objet,les grands artistes tels que James Brown…tous les classiques…Il faut savoir que cette bande son est disponible sur le site Deezer sur www.deezer.com/user/scratch_le_livre donc on peut retrouver l’ambiance musicale qui correspond au chapitre(en appuyant sur lecture…)

 

www.myspace.com/kheperpan

http://secalati.skyrock.com/

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